Le dossier de l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) prend une tournure de plus en plus sordide. Alors que la Justice s’apprête à trancher le 25 mars prochain, de nouvelles révélations viennent accabler le clan d’Aminata Camara, accusé d’avoir transformé l’institution en une “caisse privée” gérée dans l’arrogance et l’obscurité la plus totale.

Le “Hold-up” des 100 millions : L’opacité comme mode de gestion

Le cœur du scandale réside dans un chèque de 100 000 000 GNF émis par la Direction Générale des Élections (DGE) pour la couverture de la présidentielle. Selon le bureau dirigé par Mamadou Aliou Diakité, ce montant n’a jamais profité à la corporation.

Fidèle à ses habitudes de gestion opaque, le clan sortant aurait agi en “catimini” :

–         Détournement dénoncé : Les fonds auraient été empochés après avoir trompé la vigilance de la DGE.

–         Membres exclus : Contrairement aux règles de l’association, les membres n’ont jamais été associés ni même informés du partage de cette manne financière.

–         Partage occulte : L’argent aurait été partagé entre quelques privilégiés du clan sortant dans un élan d’orgueil qui fait fi de toute éthique professionnelle.

Cette situation, qualifiée de détournement de fonds, fait désormais l’objet d’une plainte devant le TPI de Kaloum.

L’imposture Soumah : Le “Bureau Fantôme” à l’assaut de la DGE

Malgré ces casseroles judiciaires, l’audace du clan Aminata semble sans limite. Le 12 mars dernier, un certain Aboubacar Soumah s’est présenté à la DGE comme le “représentant” de l’AGEPI pour solliciter de nouveaux partenariats pour les législatives et communales.

Cette tentative de récidive est vigoureusement dénoncée par le bureau de Mamadou Aliou Diakité :

1-   Absence de siège : Le groupe de Soumah est qualifié de “bureau fantôme” sans aucune base physique.

2-   Légitimité usurpée : Le véritable bureau occupe déjà les locaux officiels de l’AGEPI suite à une décision de justice ayant ordonné une ouverture forcée.

3-   Tromperie institutionnelle : Cette démarche viserait uniquement à s’approprier de nouvelles opportunités financières avant que le verdict final ne tombe.

Le 25 mars : L’heure de vérité

Pour le bureau légitime, il est temps que la DGE cesse de se laisser abuser par des manœuvres de couloir. Une lettre de protestation officielle a été transmise à la Directrice Générale pour bloquer toute nouvelle transaction avec ces “imposteurs”.

La Justice de Kaloum rendra son délibéré le 25 mars 2026 sur le dossier d’usurpation de titre. Entre une gestion par le mépris et l’opacité financière d’un côté, et la volonté de restauration de l’honneur de la presse de l’autre, la “Boussole” judiciaire est plus attendue que jamais.

Par la Rédaction

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