À la tête de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo semble avoir inversé toutes les règles cardinales du journalisme. Pour justifier son ingérence et son soutien indéfectible au clan d’Aminata et Soumah au détriment de l’AGEPI légitime, le président de la HAC brandit un argument pour le moins surprenant : l’arithmétique des subventions, où son camp en compterait 17 contre 4 pour le nôtre. Une mascarade comptable qui masque mal un naufrage intellectuel et professionnel.
L’aveu édifiant d’un ancien éditeur : Le fiasco de L’Enquêteur
Pour comprendre le logiciel de pensée qui anime aujourd’hui le patron de la HAC, il faut écouter ses propres confessions. Yassine Diallo lui-même reconnaît volontiers avoir jeté l’éponge et abandonné son propre journal, L’Enquêteur, tout simplement parce que cette feuille de chou était “morte”, c’est-à-dire totalement dépourvue de contenu fiable et d’originalité. Un bel aveu d’impuissance.
Mais le paradoxe devient total quand ce même homme, devenu régulateur, utilise la quantité brute au détriment de la qualité. Car s’il s’agit de mesurer le poids réel de la presse par la force du contenu, un seul journal de notre camp — Le Populaire — balaie d’office et à lui seul les 17 coquilles vides du camp d’en face.
La foire aux imposteurs : 17 contre la substance journalistique
C’est précisément là que le régulateur devrait jouer son rôle régalien, au lieu de se faire le VRP de la médiocrité. Dans un écosystème médiatique digne de ce nom, tous les organes ne se valent pas. Or, sous la houlette de la HAC, on assiste à une course effrénée à la subvention où la quantité prime sur la déontologie :
- Des archives sous influence : La quasi-totalité de ces 17 prétendus organes brandis par la HAC ne devraient même pas figurer dans les archives officielles d’une instance de régulation, tant leur production est inexistante ou stérile, leur seule raison d’être étant l’émargement aux aides publiques.
- Le sommet du ridicule : Le paroxysme de cette supercherie a été atteint lorsque le président de la HAC est allé jusqu’à brandir deux journaux distincts appartenant au sieur Soumah… pour y recaser strictement le même contenu ! Du jamais vu dans les annales de la régulation mondiale.
Mamadou Aliou Diakité, Président de l’AGEPI










