L’audience au Tribunal de Première Instance de Kaloum a offert un spectacle désolant : celui d’un bureau sortant aux abois, tentant de transformer, par un tour de magie juridique, une pétition sans date en une Assemblée Générale légitime. Entre documents surgis du néant et aveux de signatures “après coup”, le clan Aminata Camara a étalé sa mauvaise foi devant un juge médusé. Récit d’une débâcle.
On pensait avoir tout vu dans la gestion opaque de l’AGEPI version sortante. C’était sans compter sur l’audience à la barre où Dame Aminata Camara, épaulée par son avocat, a tenté de réécrire l’histoire du prétendu congrès du 16 janvier 2026. Mais la vérité est comme l’huile : elle finit toujours par remonter à la surface.
- Le “P.V. de dernière minute” : Un miracle de la DCPJ ?
Le premier coup de théâtre est venu des preuves versées au dossier. Alors qu’elle n’avait fourni à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) qu’une simple pétition dépourvue de date, Dame Aminata a subitement exhibé à la barre un Procès-Verbal (P.V.) d’Assemblée Générale.
D’où sort ce document ? Pourquoi était-il absent lors de l’enquête de police ? En tentant de “fabriquer” une légalité de dernière minute, le bureau sortant a commis une erreur fatale : prouver que ses actes ne sont que des constructions de circonstance pour tromper la religion du tribunal.
- L’aveu de la fraude : Des signatures “A Posteriori”
Le moment le plus surréaliste de l’audience fut sans doute l’aveu de Dame Aminata elle-même. Pressée de questions sur la réalité de son quorum, elle a fini par admettre que certains membres avaient signé la liste plus tard, bien après la fin de la réunion.
En droit associatif, une signature recueillie après la clôture d’une séance est nulle et non avenue. C’est la preuve irréfutable que le quorum n’a jamais été atteint le jour J. On ne “remplit” pas une fiche de présence comme on remplit un carnet de souscription. Défendre un tel acte, comme l’a fait son avocat, relève de l’acrobatie périlleuse plutôt que de la défense juridique.
- La guerre des chiffres : Le calcul de l’imposture
Le clan sortant a tenté d’opposer une liste de 45 signataires contre 46, sur un total de 64 membres actifs. Mais de quels membres parlons-nous ?
- L’opacité des noms : Des signatures sans noms d’organes de presse, des pétitions sans date, et des membres “sollicités” sous pression ou par promesse de gains.
- La réalité du 29 Novembre : Pendant qu’ils s’embourbent dans des chiffres volatiles, le nouveau bureau présidé par Mamadou Aliou Diakité s’appuie sur un Congrès Extraordinaire organisé dans les règles, avec un quorum réel et un constat d’huissier.
- L’avocat du Diable et le naufrage de la vérité
Il est regrettable de voir un conseil s’obstiner à défendre un P.V. dont sa cliente elle-même admet l’irrégularité. En affirmant que la pétition vaut Assemblée Générale, le clan sortant insulte l’intelligence des éditeurs de presse et la rigueur de la magistrature. L’AGEPI n’est pas une cour de récréation où l’on change les règles après la fin du match.
Conclusion : Le 18 février, la Loi rendra son verdict
Fidèle à notre ligne, nous rappelons les paroles de Fénelon : « Le mensonge est un lâche secours ; la vérité seule est digne de l’homme libre. » Le renvoi au 18 février ne sauvera pas le bureau sortant de ses contradictions. Entre une pétition sans date et un P.V. “né après la naissance”, le juge n’aura aucun mal à distinguer le camp de la légalité de celui de la manipulation. La Loi est notre seule arme, et elle est non négociable.
Le mot de L’Aigle Infos : Dame Aminata et son dauphin peuvent bien “promettre la lune” et multiplier les menaces, ils ne pourront jamais effacer les traces de leurs propres aveux à la barre.
Par La Rédaction










