À quelques jours du scrutin présidentiel du 28 décembre, la Direction Générale des Élections (DGE) est devenue le centre d’une importante consultation régionale. Ce mercredi 24 décembre, une délégation de haut niveau des régulateurs de médias d’Afrique centrale et de l’Ouest s’est rendue à Conakry pour s’inspirer du savoir-faire guinéen.
C’est une rencontre stratégique qui s’est tenue entre la Directrice Générale des Élections, Djenabou Touré, et les représentants des instances de régulation du Mali, du Tchad et du Gabon, conduits par le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée.
Au cœur des échanges : l’organisation de la couverture médiatique pour le vote de dimanche prochain. Djenabou Touré a salué la collaboration étroite avec la HAC, réaffirmant l’engagement de la DGE à soutenir le régulateur pour garantir un traitement médiatique équilibré et un scrutin apaisé.
Le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, n’a pas tari d’éloges sur le professionnalisme de la Directrice de la DGE, qualifiée d’« experte électorale irréprochable ». Il a notamment souligné l’appui logistique et financier crucial apporté par l’organe de gestion des élections à son institution.
Ce sentiment est partagé au niveau continental. Mme Halima Assadya Ali, Vice-présidente du Réseau des instances de régulation de la communication d’Afrique (RIARC) et Présidente de la HAMA du Tchad, a tenu à féliciter les autorités guinéennes : « Nous saluons les efforts consentis pour promouvoir une couverture médiatique responsable. Les instances africaines sont aux côtés de la Guinée pour la réussite de ce scrutin. »
Outre l’observation du vote, la délégation, composée notamment de M. G. Ngoyo Moussayou (Gabon) et des représentants maliens Gaoussou Koulibaly et Modibo Guidjilaye, s’intéresse de près à une spécificité locale : la synergie des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI).
Ce dispositif de mutualisation des ressources médiatiques lors des soirées électorales est devenu une référence. Les régulateurs présents comptent étudier ce modèle de près pour, éventuellement, l’expérimenter dans leurs pays respectifs.
A Diallo










