Le 11 novembre courant restera une date majeure avec la cérémonie d’inauguration symbolique du projet Simandou. Pourtant, au lieu de célébrer l’avancement d’un chantier historique, l’attention s’est focalisée sur des polémiques secondaires.
La cible ? Monsieur Djiba Diakité, l’homme qui est parvenu à faire aboutir ce projet. Les critiques, les murmures et les ricanements relayés sur les réseaux, notamment ceux concernant l’apparente « abusus languis » (la prolixité) de son discours, sont les bruits de fond d’une jalousie politique bien ancrée.
- Djiba Diakité : le Syndrome Kassa-Lola
Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, la reconnaissance de l’engagement et de la compétence de M. Djiba Diakité ne saurait être altérée par ces querelles de forme. Il est l’homme qui, par son travail acharné, a réussi à structurer un projet que des décennies de régimes successifs n’avaient pu concrétiser.
Pourquoi cette focalisation ? Pourquoi cet acharnement sur un homme qui livre des résultats ? Il n’est pas exclu que nous assistions à un syndrome Kassa-Lola : la tendance guinéenne à transformer l’homme du projet en totem d’admiration ou, à l’inverse, en cible de la jalousie.
La réalité est que cet homme est doté d’un supra-patriotisme et d’une intelligence opérationnelle qui forcent le respect. Il n’est pas parvenu à cette position par hasard, mais par une décennie de travail acharné sur les dossiers miniers les plus complexes.
- Les « Jeunes Majors » : un pari géré par le Général
Djiba Diakité n’est pas un cas isolé. Son ascension est révélatrice du pari sur la jeunesse compétente fait par le Général. Il n’est pas étonnant que le chef du CNRD ait approché et fait confiance à une nouvelle vague de cadres, que l’on pourrait nommer les « Jeunes Majors », car ils représentent la force vive de la compétence technique :
- Gandho Barry (ex-Ministre des TP et actuel DG d’EDG) ;
- Moussa Cissé (ex-Ministre de l’Économie et des finances et actuel DG de la SONAP) ;
- Et bien d’autres qui occupent des postes clés.
Ces jeunes sont dotés d’une intelligence et d’une compétence enviable et hors du commun. Ils incarnent le profil idéal : celui d’une nouvelle élite, dont l’éducation et le sens des responsabilités sont le souhait de tout père de famille pour ses enfants. Leur réussite, parfois rapide, est le résultat d’un travail acharné et d’une absence de lien direct avec les réseaux clientélistes traditionnels qui ont miné la Guinée pendant des décennies.
Le fait que ces cadres soient souvent issus des mêmes bassins d’éducation ou de quartiers populaires (comme l’axe Bambeto-Taranya) prouve que la compétence n’est pas l’apanage des élites héritées, mais une ressource qui peut et doit être mobilisée pour la nation.
III. L’Enjeu : ne pas saborder la compétence
À l’heure où la Guinée tente de se relever par des projets structurants comme Simandou, l’enjeu n’est pas de commenter la longueur des discours, mais d’assurer la stabilité et l’efficacité de ces jeunes technocrates.
Les murmures et les ricanements ne changeront rien au fait que l’homme qui a fait avancer Simandou s’appelle Djiba Diakité. Le pays a besoin de dirigeants supra-patriotes qui s’occupent de la technique et des résultats, loin des jeux politiciens.
Le Général a eu l’intelligence de s’entourer de cette nouvelle garde. Il est temps que l’opinion publique guinéenne reconnaisse le mérite de ces bâtisseurs de l’ombre et cesse de les soumettre à la critique stérile qui a toujours sabordé le développement de notre nation.










