Le refus du laxisme et la peur du gendarme
En Guinée, la lutte pour la moralisation de la vie publique et la bonne gouvernance, impulsée par les plus hautes autorités, ne plaît pas à tout le monde. Dans le secteur de la presse écrite, une ligne de fracture nette sépare désormais les bâtisseurs de l’information des simples mercenaires de la subvention. Si le clan de l’ancienne équipe s’accroche par tous les moyens aux privilèges, c’est pour une raison bien simple, murmurée dans les couloirs mais étalée au grand jour par les faits : « Tout, sauf Diakité ! »
Pourquoi cette phobie obsessionnelle ? Tout simplement parce qu’avec Mamadou Aliou Diakité à la tête de l’AGEPI, c’est le sérieux, la rigueur et la probité ou rien. Un cauchemar pour les adeptes du moindre effort.
- Les secrets d’un congrès à huis clos : La peur de la rigueur
Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures. Si leur fameux congrès du 16 janvier 2026 s’est tenu dans la plus grande discrétion, à huis clos strict, c’est par pure panique. Les contestataires le savent pertinemment : Diakité les connaît mieux que quiconque.
Pour avoir forgé son expérience au sein du prestigieux Groupe L’Indépendant — où la rigueur professionnelle impliquait de nettoyer la maison de la médiocrité et du laxisme —, Diakité incarne cette conscience professionnelle qui effraie les parasites. Leurs chuchotements ne trompent personne : « Si Diakité prend les commandes, fini le laxisme, finies les magouilles, il va nous chasser avec sa rigueur. »
- Les mémoires d’un combattant et la sagesse des patriarches du métier
L’histoire de la presse écrite ne s’improvise pas. Ancien DAAF, Directeur commercial et comptable du Groupe L’Indépendant, l’actuel président de l’AGEPI porte les cicatrices de décennies de lutte sur le terrain.
Il se souvient encore de cette démarche menée, à l’époque, auprès de la grande figure respectée de la presse guinéenne, El Hadj Souleymane Diallo du Groupe Lynx (paix à son âme), pour l’informer des dérives de ces jeunes qui se flattaient de se ravitailler à la source de la subvention sans fournir le moindre effort rédactionnel. La réponse du sage fut, à l’image de son œuvre, empreinte de dignité : « Diakité, je me suis battu pendant toutes ces années et à mon âge actuel… Je te mets en contact avec Ciré, allez-vous battre. »
Cette exigence de vérité avait d’ailleurs conduit à une démarche conjointe mémorable : une lettre adressée à la HAC au nom des deux grands groupes de presse pour dénoncer l’infiltration et l’iniquité. Car il faut le dire sans ambages : sans moyens et sans un minimum d’appui transparent, faire vivre la presse écrite est aujourd’hui devenu intenable.
III. La parenthèse dorée de la transparence : Quand la commission brillait par son équité
Pourtant, la preuve qu’une autre gestion est possible existe. Après la lettre signée des deux véritables groupes de référence, Mamadou Aliou Diakité a eu le privilège de prendre part à la répartition de la subvention de cette année-là. En officiant en tant que président de la commission de répartition, il a dirigé un processus salué comme le meilleur et le plus clairs de toute l’histoire de l’AGEPI.
Une répartition fondée sur le mérite absolu, sans favoritisme, où pas une seule voix n’a crié à l’injustice ni contesté les critères. C’est précisément cette transparence-là que le clan Aminata-Soumah a voulu tuer.
- La prédation clanique : Comment le clan Aminata-Soumah a confisqué l’AGEPI
Sous la gestion calamiteuse du duo Aminata-Soumah, l’AGEPI a cessé d’être une association d’éditeurs pour devenir une officine d’imposteurs. Les véritables éditeurs ont été méthodiquement écartés des aides de l’État au profit d’un clan fermé :
- L’art de la fabrication d’organes fantômes : Le Renard de Soumah a été propulsé au statut d’hebdomadaire par magie, tandis qu’Aminata créait Guinée Soir pour lui octroyer les mêmes privilèges qu’un ancien journal bien établi.
- Le réveil parasitaire : Ces officines ne sortent de leur léthargie et n’impriment des feuilles de chou que lorsqu’une annonce lucrative tombe ou à l’approche des aides de l’État, écœurant les éditeurs dignes de ce nom.
- L’opacité totale des caisses : Jadis, avant l’arrivée du duo à la commande, toutes les aides et subventions étaient annoncées publiquement et de manière transparente à tous les membres de l’AGEPI sans exception (avec des affiches claires indiquant : « Tel a publié tel contenu, sa part est de X montant »). Sous le règne d’Aminata et Soumah, plus rien de tout cela : les sélections se font par coups de fil discrets (« ton journal est retenu »), sans le moindre rapport financier pendant trois longues années. Zéro initiative de formation pour les jeunes journalistes, et le néant absolu en matière de gouvernance.
- Le mépris des sages et la dictature de l’arrogance
Dans cette descente aux enfers, les sages et conseillers historiques de l’association, à l’image de Fadjimba et de Gamalo, ont été purement et simplement humiliés, marginalisés et chassés par le clan. Quiconque osait élever la voix pour réclamer des comptes se voyait rudoyé par les adjudants d’Aminata et de Soumah, puis radié d’office.
Même devant les tribunaux, le cynisme a atteint son paroxysme : Aminata n’a pas hésité à qualifier le président Diakité de « simple membre qui n’a pas le droit de contester quoi que ce soit », tentant de nier des décennies de sueur et de combats syndicaux.
Conclusion : L’imposture à nu
Le vacarme et les gesticulations de ces faux journalistes, protégés par des parrains égarés au sein de la HAC, ne changeront rien à la réalité. Le bruit ne fait pas bon office dans la presse. Quel sadisme ! Quel manque criard de patriotisme, d’éthique et de déontologie !
La Guinée regorge pourtant de jeunes dignes de la relève — des passionnés qui sont aujourd’hui craints, étouffés et grugés par ce système mafieux. Face à cette forfaiture, nous continuerons de nous battre. Que restera-t-il de la presse écrite guinéenne si l’on écoute ces imposteurs ? Rien, si ce n’est le vide sidéral de leurs “copier-coller”. Mais la loi, la rigueur de nos archives et la force de nos contenus continueront de nous départager.
Mamadou Aliou Diakité
Président de l’AGEPI
