Alors que la crise de gouvernance secoue l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI), une ligne de démarcation claire s’est dessinée entre la légalité juridique d’un côté, et les manœuvres d’appareil de l’autre. Face aux tentatives de légitimation du groupe conduit par le tandem Aminata / Soumah par la Haute Autorité de la Communication (HAC) et la Maison de la Presse, le camp du bureau historique dirigé par M. Diakité réaffirme sa victoire sur le terrain du droit et de la justice.
Le verdict des tribunaux contre les mascarades d’élections
Pour les défenseurs de la légalité au sein de la presse écrite guinéenne, la situation ne souffre d’aucune ambiguïté. Là où le camp adverse se prévaut d’élections controversées, organisées avec l’appui ou la supervision d’organes d’accompagnement comme la HAC ou la Maison de la Presse — dont le rôle doit rester strictement neutre —, le groupe de M. Diakité a fait le choix de s’en remettre à la seule instance habilitée à trancher les différends associatifs : la justice guinéenne.
Les décisions judiciaires rendues dans ce dossier ont clairement reconnu la légitimité du bureau issu des textes fondamentaux de l’association, invalidant par là même les démarches parallèles menées par les dissidents. Pour les membres du bureau légitime, les Assemblées générales et scrutins ayant porté M. Soumah ou ses alliés à la tête d’instances parallèles ne sont que des « mascarades destinées à cautionner une imposture ».
Indépendance de la presse : Dénoncer les infiltrations et les complaisances
Le cœur du combat mené par M. Diakité et ses soutiens repose sur la sauvegarde de l’indépendance du patronat de la presse écrite. Selon eux, l’immixtion des institutions de régulation ou des structures d’accueil dans le fonctionnement interne d’une association de professionnels constitue un précédent dangereux.
« On ne peut pas prétendre défendre une presse libre et indépendante tout en acceptant qu’une régulation extérieure vienne fabriquer de toutes pièces des dirigeants à la convenance de certains réseaux », dénoncent les partisans du bureau légitime.
Selon cette perspective, le groupe d’Aminata et de Soumah ne représenterait que des « infiltrés » cherchant à capter les ressources et la représentativité de l’AGEPI sans respecter la souveraineté des véritables éditeurs de presse et le cadre légal régissant les associations en Guinée.
Restaurer l’AGEPI dans son droit et sa dignité
Face aux défis majeurs que traverse la presse imprimée guinéenne (cherté du papier, baisse des ventes, transition numérique), les éditeurs rangés derrière M. Diakité appellent à l’application stricte des décisions de justice.
Pour le camp légaliste, le rétablissement de la vérité juridique est la seule voie possible pour :
- Faire respecter l’autorité de la chose jugée face aux tentatives de passage en force.
- Garantir une gestion transparente des ressources de l’association, loin des appétits personnels et des parrainages institutionnels.
- Restituer aux véritables acteurs de la presse écrite leur outil de combat et de représentation auprès des partenaires nationaux et internationaux.
À l’heure où les décisions de justice ont parlé, le camp de M. Diakité entend faire valoir ses droits jusqu’au bout pour que l’AGEPI ne soit pas bradée à ceux qu’il qualifie d’usurpateurs, mais reste la maison commune, légale et indépendante de tous les éditeurs de presse de Guinée.
Amadou Oury










