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SOS pour la presse écrite en Guinée : Appel à la conscience du président de la HAC face au scandale du clan pillard de l’AGEPI

Le tribunal de la conscience et de l’histoire

Il est des silences qui valent complicité et des actes administratifs qui s’apparentent à des forfaitures morales. À l’heure où la République de Guinée, sous la houlette de ses plus hautes autorités, tente d’instaurer la boussole de la justice, de la transparence et de la probité dans la gestion de la chose publique, certains régulateurs semblent évoluer en eaux troubles.

Comment expliquer qu’une institution républicaine censée veiller à l’éthique des médias en vienne à voler au secours d’un clan décrié ? Comment la Haute Autorité de la Communication (HAC), sous la conduite de son président Boubacar Yacine Diallo, peut-elle prêter main-forte à des individus qui ont méthodiquement pillé l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) durant trois longues années, s’asseyant sur les règles les plus élémentaires de la gestion financière, sans fournir le moindre rapport et en tenant les rédactions dans le néant absolu ?

Cet article d’investigation se veut un appel pressant à la conscience du président de la HAC, un cri d’alarme solennel adressé au peuple souverain de Guinée et aux autorités de la transition pour sauver ce qui peut encore l’être de la presse écrite nationale.

  1. Trois ans de prédation : Le bilan noir du clan Aminata-Soumah à la tête de l’AGEPI

Pour comprendre l’aberration de la situation actuelle, il faut regarder la réalité en face. Durant trois ans, l’AGEPI a été confisquée par un clan sans foi ni loi, incarné par Aminata et le sieur Soumah. Le bilan de cette gouvernance de façade se résume en trois mots : opacité, pillage et mépris.

  • Le vide sidéral des rapports financiers : Pas le moindre début de rapport financier n’a été présenté aux membres en trois ans. Les cotisations des éditeurs, les fonds liés aux recensements PN-RAVEC, aux référendums et aux consultations présidentielles ont été siphonnés en catimini.
  • L’assassinat des critères de parution : Pour se maintenir artificiellement sous perfusion et toucher les subventions publiques, ce clan n’a pas hésité à charcuter les textes de l’association lors d’assemblées générales taillées sur mesure (comme en 2022, abaissant les seuils pour sauver des organes coquilles vides comme Le Renard ou Guinée Soir).
  • L’exclusion des vrais bâtisseurs : Tous les éditeurs rigoureux qui ont osé réclamer des comptes ou exiger la transparence ont été humiliés, marginalisés, voire chassés par les méthodes expéditives du clan, réduisant à néant les efforts de formation et de structuration du secteur.
  1. L’alibi des 37 journaux et le grand enfumage des listes

Face à la contestation légitime du bureau actuel de l’AGEPI — plébiscité par le congrès extraordinaire du 29 novembre 2025 et conforté par les décisions de justice —, quelle a été la parade du président de la HAC ? Sortir de son chapeau des alibis fallacieux, dont le plus absurde reste l’argument massue brandi dans les couloirs : l’existence prétendue de 37 journaux dans les listes !

Quel cynisme ! Accumuler sur une liste administrative des dizaines de titres fictifs, des feuilles de chou sans rédaction, sans personnel, sans imprimerie et sans le moindre contenu original, pour justifier le maintien d’un système de rente, relève de la haute trahison envers le journalisme.

Le président de la HAC ignore-t-il que la plupart de ces soi-disant “organes” n’ont pour seule rédaction que les valises de leurs promoteurs et pour seul point de vente les couloirs de la HAC ? Comment un régulateur peut-il cautionner des doublons flagrants, où un même individu présente des parutions au contenu identique, tout en fermant les yeux sur les véritables géants de la presse écrite indépendante qui portent l’information nationale à bout de bras ?

III. Appel à la conscience du président de la HAC : Pourquoi protéger les fossoyeurs ?

Monsieur le président de la HAC, la fonction que vous occupez exige la neutralité, l’impartialité et le respect strict des lois de la République. En offrant, le 24 septembre 2026, la salle de conférences de votre institution pour enfanter une structure fantoche baptisée « AGEPI-Renouveau », en voulant imposer une fusion ubuesque et en protégeant des gestionnaires incapables de justifier trois années de subventions, vous portez une lourde responsabilité historique.

Protéger des imposteurs qui n’ont jamais écrit un article d’investigation de leur vie, mais qui excellent dans l’art de capter la rente publique, c’est poignarder dans le dos la presse écrite de qualité. Est-ce cela l’héritage que vous souhaitez laisser ? Une régulation transformée en cabinet de placement pour un clan d’incompétents ?

  1. SOS pour la presse écrite en Guinée

Aujourd’hui, la coupe est pleine. Si rien n’est fait, la presse écrite originelle — celle qui s’est bâtie à la sueur du front, de 6 heures du matin à 6 heures du soir, dans les Kords,MO, Sorm  kors… et les bouclages exténuants — va s’éteindre sous les coups de boutoir d’un capitalisme de connivence.

Nous lançons un SOS solennel aux autorités de la transition et au peuple souverain de Guinée :

  • Exigez un audit complet et indépendant des trois années de gestion de l’ancienne équipe de l’AGEPI pour savoir où sont passés les milliards de francs guinéens de la subvention.
  • Mettez fin aux interférences extra-administratives de la HAC dans les affaires internes des associations professionnelles.
  • Restaurez le mérite et le sérieux en assainissant les listes des bénéficiaires pour que l’argent public aille réellement à ceux qui produisent de l’information, et non à des syndicats d’imposteurs protégés par des parrains égarés.

La vérité est têtue, les archives parlent et le papier de nos journaux restera le témoin incorruptible de ce combat. Le clan aura beau s’agiter et la HAC aura beau couvrir l’inavouable, la justice et la rigueur finiront par triompher.

Mamadou Aliou Diakité

Président de l’AGEPI

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