Rompre avec le passé pour bâtir la Guinée nouvelle : l’appel urgent au civisme et au changement de mentalités.
La République de Guinée se trouve aujourd’hui à un carrefour historique de son existence. Depuis l’avènement de la dynamique de refondation portée au sommet de l’État par le Général Mamadi Doumbouya, le pays aspire à tourner définitivement la page des années de gouvernance approximative, de laxisme généralisé et d’impunité. Pourtant, force est de constater qu’un fossé persiste encore entre la vision rigoureuse impulsée par le nouveau leadership et les réflexes archaïques ancrés dans le quotidien d’une frange de la population et de certains gestionnaires de la chose publique.
Le temps des antivaleurs — caractérisé par la corruption endémique, le favoritisme, le culte du moindre effort, l’incivisme routier et le mépris des biens publics — ne cadre plus avec les exigences de rigueur et de probité qu’impose la Guinée moderne. Le chef de l’État ne cesse de le rappeler à travers ses actes et ses orientations stratégiques : l’administration, les institutions et les citoyens doivent impérativement s’aligner sur les exigences d’un État de droit fort, transparent et résolument tourné vers l’émergence. Continuer à perpétuer les vieilles méthodes de magouille, de contournement des lois ou de gestion clanique relève d’une cécité politique et sociale inacceptable.
Chaque Guinéen, qu’il soit fonctionnaire dans les ministères, opérateur économique au marché, acteur politique ou simple citoyen dans la circulation, doit comprendre que le changement de régime appelle avant tout un changement profond des mentalités. On ne peut bâtir une nation forte et prospère avec des mentalités du passé. L’heure est à l’exemplarité, au respect strict de la chose publique, à la culture du travail bien fait et à l’amour véritable de la patrie.
Il est impératif que les citoyens prennent conscience que la refondation de la Guinée n’est pas seulement l’affaire des autorités au pouvoir, mais un combat de chaque instant pour chaque fils et fille du pays. Abandonner les vieilles pratiques, c’est choisir résolument l’avenir, la justice sociale et la dignité retrouvée. Le train de l’histoire est en marche ; il appartient à chacun d’emprunter la voie du civisme et de la responsabilité pour ne point rester à quai.
Kèfina Diakité










