A la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée vendredi 27 mars 2026, le ministre porte-parole du Gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, est revenu entre autres sur la participation de GMD (Génération pour la modernité et le développement) aux élections prévues le 24 mai prochain et la dissolution d’une quarantaine de partis politiques, dont l’UFDG dont il a été membre.
Parlant de GMD, le mouvement qui a porté Mamadi Doumbouya au pouvoir, l’actuel ministre des Transports dira ceci : « Je pense qu’il ne sera pas un parti politique d’ici les élections. Il n’y aura pas de privilèges de la GMD dans nos législations. Donc, s’ils sont en retard, ils encaisseront les conséquences jusqu’après les élections. Après, ils feront ce qu’ils veulent. Pour l’instant, c’est un mouvement initié par des acteurs politiques et citoyens, et non un parti légalement constitué. Ils seront en compétition en tant que mouvement, mais pas en tant que parti politique. C’est pourquoi, ceux qui organisent les élections ont publié la liste officielle des partis politiques susceptibles de présenter des candidats, la GMD ne fait pas partie, car elle n’est pas un parti politique »
Il s’est également prononcé sur la dissolution de certains partis politiques, dont l’UFDG. Pour le cas spécifique de cette dernière formation politique, il soutient que c’est un échec partagé.
« Bien sûr. Si j’avais réussi, je serais aujourd’hui président de l’UFDG. C’est un échec. Mais c’est un échec collectif, parce que certains ont préféré voir le parti dissous plutôt que de céder la présidence. C’est aussi cela, les incompréhensions dans les combats politiques », a-t-il martélé. Pour rappel, après son exclusion de l’UFDG, l’ancien député uninominal de Gaoual avait clairement exprimé son ambition de briguer la présidence du parti dirigé alors par Cellou Dalein Diallo. Il avait fait remarquer que le bureau politique de l’UFDG n’était plus en conformité avec les textes. A l’en croire, le non-respect des règles internes serait à l’origine de la dissolution de l’UFDG et d’autres formations politiques.
« Si nous avions tous agi dans le respect des dispositions de nos textes, peut-être n’en serions-nous pas là », a indiqué Ousmane Gaoual Diallo, tout en pointant du doigt ce qu’il considère comme un déficit de démocratie au sein des structures de base.
« C’est très regrettable. Il est facile d’affirmer qu’il n’y a pas de démocratie dans le pays. Mais comment peut-il y en avoir lorsque, dans nos cellules les plus élémentaires, la famille, les organisations sociales et politiques, cette démocratie n’est pas exercée ? », fera savoir le ministre porte-parole du gouvernement.
Kèfina Diakité
