Accueil A la une CRASH-TEST À L’AGEPI – Entre titres fantômes, népotisme et imposture professionnelle

CRASH-TEST À L’AGEPI – Entre titres fantômes, népotisme et imposture professionnelle

Alors que la justice guinéenne s’apprête à rendre son arbitrage final, le voile se lève sur les méthodes du clan d’Aminata Camara. Entre manœuvres de couloir, titres de presse fictifs et liens de ‘’ parenté’’ opportunistes, l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) traverse une crise qui révèle les tares d’une certaine “nouvelle génération” de patrons de presse. Ce “népotisme de salon” expliquerait pourquoi, malgré l’absence totale de base légale et physique, le clan Aminata bénéficie encore d’une écoute privilégiée au mépris des statuts de l’association.

La «Génération Copier-Coller» : Des patrons de presse SDF

Le tableau est d’autant plus sombre que ceux qui entourent l’ancienne présidente peinent à justifier leur qualité d’éditeurs. Derrière de grands discours sur la “jeunesse”, se cache une ribambelle d’imposteurs qui se disent journalistes. Leur méthode ? Le pillage systématique. Ils se contentent de récupérer les articles des sites d’information pour en faire du “copier-coller”, sans aucune plus-value éditoriale, ni respect pour la propriété intellectuelle.

Ces prétendus patrons de presse sont en réalité des “SDF” du métier :

–      Ni siège social : Ils errent de bureaux d’emprunt en cybercafés.

–      Ni personnel : Aucune rédaction structurée.

–      Ni moyens : Une absence totale de logistique professionnelle.

Le mirage de la soixantaine de titres

L’imposture atteint son paroxysme au niveau de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Le clan Aminata prétend détenir un “point de vente” d’une soixantaine de titres de presse. Mais la réalité du terrain est implacable : dans les kiosques de Conakry, on ne trouve même pas le tiers (1/4) de ces publications. Où sont ces journaux ? Ils n’existent que sur le papier de la HAC pour capter les subventions, agissant comme des “coquilles vides” destinées à tromper l’opinion et l’État.

La HAC dans l’attente : La fin des animosités ?

Face à ce climat délétère, le président de la HAC a récemment reçu les patrons de presse des deux associations (AGEPI et AGEPE). Son constat a été lucide sur les “animosités” qui rongent la corporation. Adoptant une posture de neutralité prudente, il a déclaré attendre le verdict final du tribunal pour se rallier au vainqueur.

Pour les véritables éditeurs, ceux qui investissent, emploient et impriment, l’enjeu est clair : la justice doit dire si l’AGEPI est une association de propriétaires de titres ou un syndicat d’employés et d’imposteurs en quête de recasage.

La «boussole» judiciaire est attendue pour mettre fin à ce règne de l’arbitraire où Aminata Camara semble penser que les lois de la République s’arrêtent là où ses intérêts personnels commencent.

En tout cas, le verdict tant attendu sera le jour où les titres fantômes devront  rendre des comptes à la réalité.

Kèfina Diakité

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