Des acteurs politiques et des activistes de la société civile continuent de réagir à la récente dissolution de 40 partis politiques par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD).
C’est le cas par exemple de la Plateforme des jeunes leaders pour le vivre-ensemble et le rayonnement de la société (PJLVERS). Son président, Ibrahima Sory Soumah, s’est confié mardi 10 mars 2026 au site Mosaiqueguinee.com pour faire remarquer que cette décision ne contribue pas au renforcement de la démocratie guinéenne.
« La dissolution de ces 40 partis politiques s’apparente à une manœuvre visant à éliminer toute opposition susceptible, d’une part, d’entraver le vote de certaines lois lors de la prochaine législature et, d’autre part, de réduire toute forme d’adversité dans l’écosystème politique guinéen afin de faciliter la mise en œuvre du fameux objectif de développement 2040 sans contestation », a martelé Ibrahima Sory Soumah. Pour lui, le contexte aurait plutôt dû favoriser le dialogue politique. Il a par ailleurs rappelé qu’à l’occasion de son investiture, le président de la République avait tendu la main à toutes les composantes politiques et sociales du pays.
« Pour nous, au sein de la PJLVERS, après la main tendue du président lors de son discours d’investiture, l’heure aurait dû être à un appel à l’ensemble de l’opposition pour discuter d’une éventuelle participation des partis qui n’avaient pas bénéficié de la clémence du MATD lors de la dernière présidentielle. Mais, contre toute attente, nous apprenons la dissolution de ces partis, dont certains sont historiques. Cela projette une mauvaise image de notre démocratie…On ne peut pas prétendre tendre la main tout en tenant un gourdin dans l’autre pour frapper ceux qui veulent s’approcher. Ce n’est pas possible. », a confié l’activiste à Mosaiqueguinee.com.
Kèfina Diakité










