Le Mensonge comme seule Boussole : Le clan Aminata Camara dos au mur devant le Procureur
Mardi 6 janvier 2026, les couloirs du Tribunal de Première Instance (TPI) de Kaloum ont été le théâtre d’une confrontation historique. Face au substitut du Procureur, Monsieur Millimono, et sous l’œil vigilant de la DCPJ, le bureau sortant de l’AGEPI a tenté de justifier l’injustifiable. Entre amnésie documentaire, confusion de rôles et aveux d’illégalité, le masque de Dame Aminata Camara est enfin tombé.
Le huis clos n’aura pas suffi à étouffer la vacuité des arguments du clan sortant. D’un côté, Mamadou Aliou Diakité et Bamba Bakary Gamalo, armés des statuts et de la légitimité d’un congrès souverain. De l’autre, Aminata Camara et Mohamed Camara, assistés par un conseil dont l’embarras était palpable.
1- La prorogation de « Coutume » : Quand l’imposture invoque le passé
À la question fatidique du Procureur : « Pourquoi poser des actes après l’expiration du mandat le 23 novembre ? », la réponse de Dame Aminata a laissé l’assistance pantoise. Au lieu d’invoquer le Droit, elle a invoqué les mauvaises habitudes : « Au temps de Dadis Camara, des présidents ont prorogé leur mandat de deux ans et ça n’a jamais fait de problèmes. »
La réplique du Procureur Millimono fut cinglante : « Montrez-moi l’article qui autorise cela. » Résultat ? Un silence assourdissant, suivi d’une lecture désespérée des articles 12 et 20 par Mohamed Camara, qui n’y a trouvé aucune bouée de sauvetage. La vérité est là : l’AGEPI n’est pas une république bananière où la coutume supplante la Loi.
2- Le fantôme du 14 novembre : Une Assemblée sans preuve
Pour justifier sa plainte en « Usurpation de titre », Aminata Camara s’accroche à une prétendue Assemblée Générale tenue le 14 novembre 2025.
– Où est le Procès-Verbal (PV) ? Absent.
– Où est la fiche de présence ? Inexistante. Devant le Procureur, elle avoue n’avoir réuni qu’une « vingtaine de membres » (contre 34 pour le nouveau bureau) et n’avoir sollicité aucun huissier.
Comment une décision aussi capitale que le report d’un congrès peut-elle se prendre sans trace écrite, sans quorum vérifié et sans officier de justice ? Le Procureur a lui-même qualifié cette absence d’huissier d’« insuffisance majeure ». En réalité, ce n’est pas une insuffisance, c’est une fabrication.
3- Les 100 Millions de la discorde : Le butin de la campagne
Le volet « Détournement de fonds » a révélé les véritables motivations du clan sortant. Dame Aminata a reconnu avoir reçu 100 millions de Francs Guinéens de la DGE pour la couverture de la présidentielle. Si elle prétend avoir distribué « un million par organe », le nouveau président, Mamadou Aliou Diakité, a rappelé une vérité morale forte : il a refusé de toucher à cet argent, considérant que le bureau sortant n’avait plus aucune qualité légale pour gérer ces fonds publics après le 23 novembre. Pourquoi un tel empressement à gérer ces millions alors que le mandat était expiré ? La réponse semble se trouver dans les poches de ceux qui refusent de lâcher le fauteuil.
4- L’aveu d’incompétence : Patrons ou reporters ?
L’un des moments les plus révélateurs de cette confrontation fut l’argument du report lié à la « surcharge des journalistes » sur le terrain. Le Procureur et le nouveau Bureau ont mis le doigt sur une confusion grotesque : l’AGEPI est une organisation d’employeurs (Éditeurs). Confondre l’agenda des reporters avec celui des patrons de presse prouve que le clan Aminata Camara ne maîtrise même pas la nature juridique de l’institution qu’il prétend diriger. On n’arrête pas la vie d’une association de patrons parce que les employés sont occupés.
5- La HAC en arbitre neutre
Dans ce chaos, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a choisi la voie de la sagesse. Son Président a réaffirmé une neutralité stricte. La HAC ne se laissera pas entraîner dans les manœuvres de couloir : elle reconnaîtra le vainqueur que la Justice désignera.
Par Bamba Bakary Gamalo et Mamadou Aliou Diakité
