L’audience du 11 février prochain au TPI de Kaloum s’annonce électrique. Pour justifier son maintien illégal au pouvoir, Dame Aminata Camara s’est embourbée à la barre dans des explications qui laissent les professionnels de la presse pantois. Quand une présidente sortante ne fait plus la différence entre un patron et son employé, c’est toute l’institution qui sombre dans le ridicule.
- L’hallucination juridique : Quand le Patron attend le Journaliste
À la barre, Dame Aminata Camara a osé un argument qui restera dans les annales : la prorogation de son mandat aurait été causée par la « surcharge de travail » des journalistes à l’approche de la période présidentielle.
Quelle confusion monumentale ! L’AGEPI est une association d’éditeurs (patrons de presse) et non un syndicat de journalistes. Comme je l’ai rappelé, un patron de presse envoie ses journalistes sur le terrain pour couvrir l’actualité ; il n’attend pas que ses reporters soient « libres » pour tenir une assemblée générale ou un congrès. Organiser une élection à l’AGEPI prend moins de deux heures. Prétendre que l’agenda national empêche une réunion de direction est une insulte à l’intelligence des magistrats et des membres de l’association.
- Le prétexte de l’élection ou l’appât du « Butin » ?
Le véritable mobile de ce report n’était pas l’emploi du temps des reporters, mais bien l’arrivée des 100 millions de GNF de la subvention présidentielle. En retardant le congrès sous de faux prétextes, le clan sortant s’est assuré de garder la main sur ce que nous appelons désormais le « butin ».
Pendant que les journalistes travaillaient dur sur le terrain, Dame Aminata et son dauphin désigné, Aboubacar M’Mah Soumah, préparaient leur propre « élection » en coulisses :
- Le Renard (Soumah) : 43 parutions sans bureau ni personnel.
- Guinée Soir (Aminata) : 5 parutions créées de toutes pièces pour gonfler les parts de subvention.
- Guinée Actuelle : 44 parutions sur 52.
- La vertu contre la Mafia des “organes dormants”
Comme je l’ai souligné à la barre, ma démarche est guidée par la vérité et la vertu, inspirée par Fénelon. Je suis allergique aux malhonnêtetés de ceux qui transforment notre famille de pourfendeurs en une mafia de quartier.
Le 11 février, nous démontrerons que :
- Le quorum de 13 personnes pour proroger un mandat est une violation statutaire flagrante.
- L’usurpation de titre est le fait de ceux qui agissent sans mandat depuis le 23 novembre 2025.
- Le congrès du 16 janvier était une parodie à huis clos, avec une liste de 41 noms sans organes de presse, pour masquer l’absence des véritables patrons.
Conclusion : Le réveil de la justice
Le Président de la HAC a été clair : l’institution s’alliera avec le vainqueur désigné par la justice. Le report du procès sur le détournement au 18 février ne sauvera pas le clan Aminata. L’audience du 11 février sur l’usurpation sera le premier clou dans le cercueil de cette gestion opaque. La presse guinéenne ne peut plus être dirigée par des gens qui confondent leurs employés avec leurs pairs et la subvention avec leur poche personnelle.
Par Mamadou Aliou Diakité AG de L’Aigle Infos










