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AGEPI, le festin des « Tigres de papier » et la Mafia des subventions

Derrière les sourires de façade du « congrès » contesté du 16 janvier se cache une réalité sordide : celle d’une association transformée en tiroir-caisse pour organes fantômes. Entre parutions fictives, journaux sans siège et votes à huis clos, révélations sur un système qui spolie les véritables professionnels de la presse.

Par La Rédaction de L’Aigle Infos

La semaine du 22 au 28 janvier 2026 restera celle où le voile a été levé sur les pratiques de l’équipe sortante de l’AGEPI. Alors que le pays prône la transparence, une poignée d’individus tente de maintenir une « boutique privée » où la subvention de l’État n’est plus une aide à la presse, mais un butin de guerre.

  1. Aboubacar M’Mah Soumah : Un président « sans domicile fixe » ?

L’ascension fulgurante d’Aboubacar M’Mah Soumah à la tête de la faction dissidente de l’AGEPI est un cas d’école. Son titre de gloire ? Le journal Le Renard. Pour la subvention 2025, ce canard a miraculeusement muté en hebdomadaire, affichant 43 parutions sur 52 attendues. Un exploit technique pour une structure qui, selon nos informations, ne dispose ni de siège social, ni de personnel. Comment un journal sans rédaction peut-il produire un tel volume ? La réponse se trouve sans doute dans les officines de la fraude documentaire, et non dans les kiosques.

  1. Le système Aminata : Créer pour mieux piller

La présidente sortante, Dame Aminata Camara, semble avoir perfectionné l’art de la multiplication des pains… ou plutôt des titres.

  • Guinée Soir : Un nouveau-né qui n’a produit que 5 petites parutions, mais qui bénéficie déjà de tous les privilèges lors du partage des aides. C’est ce qu’on appelle une « pompe à fric » corporatiste.
  • Guinée Actuelle : Le navire amiral de la Dame n’est pas mieux loti, avec 44 parutions sur 52. Dans n’importe quelle association sérieuse, ces manquements aux critères de parution entraîneraient une exclusion. À l’AGEPI d’Aminata, ils valent une promotion.
  1. Les chiffres de l’imposture : 13 contre 50

Rappelons l’origine de cette crise : la réunion de prorogation de mandat. Un quorum de pacotille de 13 personnes a prétendu engager le destin d’une association de plus de 50 membres. C’est mathématique, c’est juridique : c’est nul.

Quant au simulacre de congrès du 16 janvier, notre reporter présent sur les lieux a assisté à une scène digne des pires heures de l’opacité :

  • Un vote à huis clos : Pourquoi cacher le processus électoral si la légitimité est là ?
  • Une liste de 41 noms : Des prénoms et noms jetés sur le papier sans mention de l’organe de presse pour la plupart. Une liste « fabriquée » pour donner l’illusion de la foule là où il n’y a que du vide.
  1. L’Aigle Infos : Sentinelle de la vertu

Comme le rappelle notre ligne éditoriale inspirée par Fénelon, nous ne nous servons de la parole que pour dire la vérité. Être allergique à la malhonnêteté et aux « voleurs sans morale » n’est pas un défaut, c’est une exigence pour quiconque se prétend patron de presse.

Le report du procès au 18 février est l’ultime manœuvre de survie pour ce clan. Mais le temps ne blanchira pas les faits. Les organes « dormants » qui ne s’activent qu’à l’approche du partage de la subvention sont une insulte aux éditeurs qui se battent quotidiennement pour informer les Guinéens.

Le Mot du DAAF (Mamadou Aliou Diakité) : « On ne gère pas une association nationale comme un groupe de stagiaires recalés. Le 18 février, ce ne sont pas seulement des individus qui seront jugés, mais tout un système de mafia corporatiste. »

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