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RÉVÉLATIONS : AGEPI, la mafia des « amis de l’Indépendant » et le pillage des 100 millions

Derrière la crise qui secoue l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI), se cache un réseau de copinage et de règlements de comptes personnels digne d’un roman noir. Entre détournements de fonds publics et vendettas privées, enquête sur une cabale orchestrée par des “cadres” de la HAC et de la Maison de la Presse contre la légitimité électorale.

Par La Rédaction de L’Aigle Infos

Le masque est tombé ce vendredi 16 janvier lors du simulacre de congrès de l’AGEPI. La présence complice de Hassane Kaba (Directeur de la Maison de la Presse) et d’Amadou Touré (Commissaire à la HAC) aux côtés de la présidente sortante, Dame Aminata Camara, n’est pas le fruit du hasard. C’est l’aboutissement d’une alliance occulte née dans les couloirs du groupe L’Indépendant, visant à protéger des intérêts financiers et à solder de vieilles rancunes.

  1. Le butin de la présidentielle : Où sont passés les 100 millions ?

La question brûle toutes les lèvres des patrons de presse : qu’est devenue la subvention de 100 millions de francs guinéens allouée pour la couverture de la présidentielle ? Selon des sources internes, ce trésor de guerre aurait été purement et simplement dilapidé par Dame Aminata Camara pour financer sa propre campagne de survie et s’assurer des soutiens. Un braquage à ciel ouvert sur le dos des éditeurs, pendant que les “sentinelles” de la HAC ferment les yeux.

  1. Le “Clan de l’Indépendant” : Le conflit d’intérêts comme mode de gestion

Le lien entre les protagonistes est frappant. Hassane Kaba et Amadou Touré sont d’anciens subordonnés de Mamadou Aliou Diakité à l’époque où ce dernier était DAAF et Directeur Commercial du groupe L’Indépendant.

  • Hassane Kaba, dont le journal Le Standard est étrangement membre du bureau de la Dame, semble avoir confondu la gestion d’une institution publique avec ses intérêts privés. Rappelons que le gérant du journal de M. Kaba est l’un des bras droits de la présidente sortante.
  • Amadou Touré, dont le manque de professionnalisme (connu pour s’asseoir les pieds sur les chaises de bureau) avait déjà provoqué des étincelles avec la rigueur de M. Diakité, semble aujourd’hui savourer une revanche mesquine sous les dorures de la HAC.
  1. La “Jurisprudence de l’Imposture”

À la barre du tribunal, Dame Aminata a osé l’impensable : justifier sa prorogation illégale de mandat en citant l’exemple de Hassane Kaba, qui aurait lui-même prorogé son mandat à l’AGEPI de deux ans par le passé. Autrement dit, l’illégalité est devenue une tradition familiale pour ce clan.

Lorsque M. Diakité a tenté d’alerter Hassane Kaba sur les dérives actuelles, la réponse fut une menace à peine voilée : « Fais ce que la Dame a décidé, sinon ils vont t’écarter. » Des propos indignes d’un directeur de la Maison de la Presse, qui trahissent une volonté délibérée de museler quiconque prône la transparence.

  1. Une vendetta personnelle masquée en crise associative

Ceux qui ont jadis comploté pour faire renvoyer M. Diakité par de faux témoignages, jaloux de sa ténacité et de sa probité, tentent aujourd’hui de réitérer leur forfait à l’échelle nationale. Mais la Guinée de 2026 n’est plus celle des arrangements de couloir.

Le procès du 21 janvier pour détournement de fonds sera le moment de vérité. Le peuple de Guinée et les partenaires internationaux verront enfin comment une “clique d’anciens collègues” a tenté de prendre en otage la presse indépendante pour couvrir des trous financiers et assouvir des haines de bureau.

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