Après la proclamation, par la Cour suprême (plus haute juridiction du pays), des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 en Guinée, l’heure est désormais aux préparatifs de la cérémonie d’investiture du vainqueur du scrutin, qui n’est autre que l’actuel locataire du palais Mohammed V, Mamadi Doumbouya. Une cérémonie programmée le samedi 17 janvier 2026 au stade Général Lansana Conté de Nongo. Mais il y a lieu de rappeler que ces résultats sont rejetés par certains partis politiques qui, pour diverses raisons, n’ont pas pu prendre part à cette compétition électorale censée marquer le retour à l’ordre constitutionnel après quatre ans de transition militaire conduite par l’ancien commandant du Groupement des Forces spéciales. C’est le cas par exemple de Cellou Dalein Diallo, président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Invité Afrique du Journal Afrique de Radio France Internationale du lundi 12 janvier 2026, l’ancien Premier ministre de feu Lansana Conté a dit tout le mal qu’il pense de la présidentielle qui s’est tenue le 28 décembre 2025 en Guinée. Pour lui, ce scrutin ne marque pas un retour à l’ordre constitutionnel mais plutôt une prolongation de la période d’exception.

« L’heure est à la résistance, parce que le régime ne tient pas à grand-chose. Il n’a pas de légitimité. Il a instauré ce climat de terreur. Est-ce qu’il va continuer à entretenir ce climat de terreur pour empêcher l’expression de la volonté du peuple ? Ça ne peut pas être éternel. Ça ne peut pas continuer éternellement. Et ce régime se disqualifie tous les jours par, naturellement, une confiscation éhontée du pouvoir à travers le scrutin, le faux scrutin du 28 décembre dernier. C’est une nouvelle transition. Ce n’est pas un retour à l’ordre constitutionnel. En réalité, c’est une prolongation de la période d’exception. », a déclaré Cellou Dalein Diallo à RFI.

Kèfina Diakité

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