Alors que l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) a tourné la page le 29 novembre dernier en élisant Mamadou Aliou Diakité à sa présidence, l’ancienne équipe dirigée par Dame Aminata Camara s’illustre par des méthodes de gestion décriées. Entre dilapidation de fonds et campagnes de désinformation, plongée dans les coulisses d’une transition sous haute tension.
Rien ne semble pouvoir arrêter la chute de l’ancien bureau de l’AGEPI. Selon des sources concordantes et proches du dossier, une somme soutirée des 100 millions de francs guinéens serait actuellement utilisée par la présidente sortante, Dame Aminata Camara, pour financer une campagne de communication de la « dernière chance ».
Une “opération survie” sur le dos des éditeurs
Plutôt que de procéder à une passation de service républicaine et transparente, le bureau sortant a choisi la stratégie de la terre brûlée. Des messages jugés « tordus » et mensongers fleurissent depuis quelques jours sur plusieurs grands sites d’information du pays. L’objectif ? Tenter de discréditer la nouvelle équipe élue et masquer une gestion que de nombreux membres qualifient aujourd’hui d’« opaque et truffée de dérives ».
Le dossier désormais entre les mains de la DCPJ
Malgré ces tentatives de diversion médiatique, la réalité juridique rattrape les anciens dirigeants. L’affaire est désormais officiellement pendante devant la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ). Les griefs sont lourds : refus de coopération, gestion suspecte des actifs et entrave au fonctionnement d’une institution clé de la démocratie guinéenne.
Le nouveau bureau, dirigé par Mamadou Aliou Diakité, occupe déjà les locaux de l’association pour sécuriser les archives et le matériel restant.
Un appel à la vigilance des annonceurs et partenaires
La nouvelle direction de l’AGEPI appelle les partenaires techniques et financiers, ainsi que les autorités de régulation, à ne plus reconnaître aucune signature ou engagement pris par Dame Aminata Camara au nom de l’association.
En ce début d’année 2026, l’AGEPI amorce sa refondation. L’heure est à l’audit, à la vérité des comptes et à la restauration de l’image de marque des éditeurs de presse. La justice, quant à elle, suit son cours et devra faire la lumière sur la destination des fonds volatilisés.
Dossier à suivre.
