Les Guinéens se sont rendus aux urnes le dimanche 28 décembre 2025 pour élire l’homme ou la femme qui aura la lourde tâche de présider aux destinées de leur pays pour les 7 prochaines années. Le président de la transition CNRD, Mamadi Doumbouya, avait face à lui huit autres candidats validés par la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays. Ce sont : Hadja Makalé Camara du FAN, Abdoulaye Yéro Baldé du FRONDEG, Dr Faya Lansana Millimouno du Bloc Libéral (BL), Abdoulaye Kourouma du RRD, Mohamed Nabé, Ibrahima Abé Sylla, Mohamed Chérif Tounkara et Elhadj Bouna Keïta. Le lendemain de ce scrutin présidentiel censé marquer le retour à l’ordre constitutionnel après quatre ans de transition militaire, la Direction générale des élections a annoncé un fort taux de participation sur l’ensemble du territoire national. Ce que rejettent sans surprise les farouches opposants au CNRD et à son président qui n’est autre que l’actuel locataire du Palais Mohammed V, le tombeur d’Alpha Condé.
C’est le cas par exemple de Souleymane Souza Konaté, le coordinateur de la cellule de communication de l’UFDG, le parti dirigé par l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo. « Les électeurs guinéens, comme un seul homme, se sont détournés d’un scrutin perçu comme une mascarade. Les bureaux de vote ont été littéralement désertés ; les votants étaient aux abonnés absents. Même les soutiens les plus zélés de la junte reconnaissent, la mort dans l’âme, le revers électoral, matérialisé par un taux d’abstention historique. Or, chacun sait que pour l’hyper-candidat et ses partisans, l’enjeu principal n’était pas la victoire, acquise d’avance, mais bien le taux de participation. À cet égard, la désillusion est totale. Même le référendum précédent, pourtant marqué par un faible engouement, avait enregistré une affluence supérieure à celle de cette présidentielle, qui s’est déroulée dans le calme d’une indifférence quasi royale. », a-t-il martelé.
Kèfina Diakité
