Conakry, le 31 décembre 2026
Le vent de la “Refondation” qui souffle sur la Guinée vient de franchir le seuil de la Maison de la Presse. Après des semaines de manœuvres dilatoires, de “pétitions de salon” et de dérobades, le dossier de l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) prend une tournure pénale irréversible. Madame Aminata Camara et ses derniers complices sont désormais face à un mur : celui de la Loi.
1- Un mandat expiré, une responsabilité engagée
Le constat est sans appel : depuis le 23 novembre 2025, Madame Aminata Camara n’est plus la présidente de l’AGEPI. En s’accrochant à un titre que les urnes et les statuts lui ont retiré, elle s’est placée d’elle-même dans l’illégalité.
Le nouveau bureau, dirigé par Mamadou Aliou Diakité, fort d’une élection transparente certifiée par un Huissier de Justice, a désormais la mission de restaurer la dignité de la corporation. L’usurpation n’est pas là où l’on croit : l’usurpateur est celui qui retient le compte et les chèques alors que son bail est fini.
2- Le Procès de l’Opacité : Pourquoi avoir sacrifié l’AGEPI ?
Devant le juge, Madame Camara devra répondre à des questions qui brûlent les lèvres de tous les éditeurs :
- Le Sabotage du Référendum : Au nom de quel pouvoir a-t-elle rejeté, seule et sans l’avis de son bureau exécutif, le chèque de 100 millions GNF destiné au référendum ? Un tel acte de gestion unilatérale s’apparente à un abus de confiance aggravé.
- Le Chèque de la Présidentielle : Pourquoi avoir déposé un chèque de 100 millions GNF sur le compte de l’association tout en bloquant l’accès au nouveau bureau légitime ? C’est une stratégie de paralysie qui prive les éditeurs de leurs droits.
- Le Mystère du PN-RAVEC : Où sont passés les fonds perçus pour ce projet, dont les montants sont restés secrets ?
3- Le scandale de la misère sociale
Il est des chiffres qui ne mentent pas et qui révoltent : 6 mois d’arriérés de salaires pour la secrétaire et 3 mois de loyer impayés. Pendant que l’ancienne équipe jongle avec des centaines de millions et rejette des financements publics par pur orgueil, les employés ont faim et le siège est menacé d’expulsion. Cette “gestion” n’est pas seulement illégale, elle est inhumaine. La justice ne manquera pas de qualifier ce contraste saisissant entre les entrées massives d’argent sous la transition et la faillite sociale de l’association.
4- Un avertissement aux complices : “Nul ne sera épargné”
L’heure du partage sauvage est terminée. Ce message s’adresse directement au “clan” qui entoure encore l’ancienne présidente :
- Recel de fonds publics :Tout éditeur ou individu qui accepte aujourd’hui un centime distribué par Madame Camara ou ses émissaires se rend coupable de recel.
- Restitution intégrale :Le nouveau bureau prévient que chaque franc dissipé sera réclamé jusqu’au dernier centime, au besoin par des saisies sur les biens personnels des auteurs et complices.
- Responsabilité pénale :Les signatures récoltées sur des listes fantaisistes ne vous protégeront pas devant le Procureur. La loi ne reconnaît que les actes authentiques, pas les arrangements de quartier.
Conclusion : La refondation médiatique est en marche
Madame Aminata Camara devra expliquer au juge pourquoi elle a écarté les statuts pour instaurer une gestion autocratique. Elle devra expliquer pourquoi elle a agi seule pour rejeter des fonds vitaux.
L’AGEPI n’est plus une boutique privée. Le bureau Diakité, soutenu par la majorité souveraine, s’engage à faire toute la lumière sur les comptes. Le temps de la reddition est arrivé. La justice passera, et elle sera implacable pour ceux qui ont cru pouvoir piller l’organe de défense des journalistes en toute impunité.
