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EXCLUSIF – AGEPI, Le “Grand Bluff” d’Aminata Camara démasqué à la DCPJ Par Kèfina Diakité

Conakry, le 30 décembre 2025

 La confrontation tant attendue à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) a tourné au théâtre de l’absurde. Coincée par l’évidence de son mandat expiré et la rétention illégale de 100 millions GNF, la présidente sortante, Madame Aminata Camara, a tenté un coup de poker désespéré : l’invention d’une pétition de « 45 signatures » pour justifier son maintien au pouvoir.

1- La “Liste des 45” : Un mirage statistique pour masquer l’illégalité

Pour se frayer une sortie, l’ancienne équipe prétend désormais avoir recueilli l’aval de 45 membres, soit un prétendu taux de 85% de soutien. Mais le vernis craque vite :

  • L’absence de Procès-Verbal : Une liste de signatures sur un coin de table ne remplace pas une Assemblée générale. Où est le Procès-Verbal de cette réunion ? Qui a convoqué ? Où sont les débats ?
  • La manipulation des chiffres : Prétendre 85% de soutien avec une simple pétition alors que la majorité réelle des patrons de presse (34 membres) s’est réunie physiquement devant un huissier de justice le 29 novembre relève de la pure fiction.
  • La signature n’est pas le vote : En droit, une pétition n’a aucune valeur pour proroger un mandat électif. Seul un vote en Assemblée, avec un quorum vérifié par un officier ministériel, fait foi.

2- La Tactique de l’Enfumage pour garder les 100 Millions

L’enjeu de cette “liste fantôme” est limpide : justifier la rétention du chèque de la présidentielle. En inventant une légitimité de salon, Madame Camara tente de rassurer ses derniers soutiens à qui elle promet une part du gâteau.

Mais attention : chaque signataire de cette liste s’expose désormais à des poursuites pour complicité de détournement de fonds publics. Si cet argent est distribué sur la base de cette pétition illégale, chaque bénéficiaire sera considéré par la justice comme un receleur.

3- Acte authentique (Huissier) vs acte sous seing privé (Pétition)

La force du nouveau bureau dirigé par Mamadou Aliou Diakité réside dans la preuve irréfutable.

« Nous ne sommes pas dans une guerre de signatures ramassées dans des bureaux, nous sommes dans la légalité républicaine », affirme un membre du nouveau bureau.

D’un côté, nous avons une dame qui présente une liste de noms sans contrôle ; de l’autre, un Président élu dont le scrutin a été verrouillé juridiquement par un Huissier de Justice. Devant un procureur, l’acte de l’huissier est une vérité légale, la pétition de Madame Camara n’est qu’un simple bout de papier.

4- Vers un défèrement imminent

La stratégie de l’ancienne présidente est à bout de souffle. Demain, Monsieur Mamadou Aliou Diakité répondra à la plainte pour « usurpation de titre ». Ce sera l’occasion de retourner l’accusation : l’usurpateur n’est pas celui qui est élu, mais celle qui s’accroche à un titre expiré depuis le 23 novembre pour manipuler 100 millions GNF.

Le dossier sera déféré la semaine prochaine. La corruption et les manœuvres de “dernière minute” ne pourront pas stopper le cours de la justice. La refondation de l’AGEPI est en marche, et elle passera par la reddition des comptes.

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