La crise qui secoue l’Association Guinéenne des Éditeurs de la Presse Indépendante (AGEPI) n’est pas une simple querelle statutaire, mais la révélation d’une dérive systémique menaçant l’intégrité de la presse guinéenne. L’heure est venue pour les autorités, les institutions nationales et internationales, et la population guinéenne de prendre la pleine mesure de la gestion opaque de l’ancienne Présidente.
- L’Amateurisme Révélé : La Confusion de la Loi et la Double Manœuvre Politique
L’ancienne Présidente, en s’attaquant au parcours professionnel du nouveau Bureau, a involontairement exposé sa propre méconnaissance crasse des fondements statutaires et légaux de la presse guinéenne.
- Le Manque de Légitimité Intellectuelle
En droit guinéen, toute personne, quelle que soit sa profession d’origine, peut être éditrice ou patronne de presse. L’AGEPI est une association de Patrons de Presse. L’ancienne Présidente, en insinuant qu’un “distributeur de journaux” n’a pas sa place, prouve qu’elle confond le rôle de l’éditeur avec celui du journaliste. Cela confirme qu’elle est une dirigeante illégitime sur le plan intellectuel et juridique.
Son mode de gestion n’était que celui de la “démarcheuse” : elle utilisait des professionnels compétents pour obtenir des financements, puis les abandonnait sans ménagement une fois l’argent sécurisé. Cette attitude explique les décisions unilatérales, comme le virage du Secrétaire Général, et l’arbitraire qui a caractérisé son mandat.
- La Stratégie d’Accaparement des Institutions
Son amateurisme est doublé d’un cynisme politique. L’ancienne Présidente a déclaré qu’elle ne briguerait pas un second mandat à l’AGEPI sous prétexte d’un cumul de fonctions avec son poste au CNOSCG (Conseil National de la Société Civile Guinéenne). Pourtant, cette déclaration n’a servi qu’à dissimuler une manœuvre plus vaste :
- Le Fait : Son directeur de campagne pour la Maison de la Presse était, au même moment, candidat à la présidence de l’AGEPI.
- L’Enjeu : Ces deux candidatures croisées révèlent une tentative coordonnée pour s’assurer le contrôle des deux principales institutions de la presse guinéenne – l’AGEPI (pour le financement) et la Maison de la Presse (pour l’infrastructure et l’influence politique). Cette stratégie d’accaparement des pouvoirs montre que l’ancienne direction ne cherchait pas à servir l’Association, mais à étendre sa zone d’influence et de contrôle financier.
- Les Trois Actes de Gestion Opaque qui Exigent des Comptes
La dérive idéologique s’est traduite par une fraude financière avérée qui a directement impacté la survie de la presse indépendante :
- Le Sabotage du Chèque de 100 Millions GNF (Campagne Référendum)
- Le Fait : Un chèque de 100 000 000 GNF (Cent millions de francs guinéens) destiné à l’ensemble de la presse écrite a été rejeté unilatéralement par l’ancienne Présidente, sans consultation ni justification.
- L’Enjeu : Pourquoi refuser une telle somme, vitale pour la corporation ? Cette décision, s’apparentant à un sabotage délibéré, a privé les éditeurs d’un soutien crucial.
- L’Opacité Totale sur les Fonds du PN-RAVEC
- Le Fait : Le montant exact du chèque alloué à la presse pour la campagne PN-RAVEC (Programme National de Recensement de la Population) n’a jamais été déclaré aux membres.
- La Conséquence : Cette absence de transparence a permis une répartition totalement discrétionnaire et clanique, confirmant l’utilisation des fonds publics à des fins de fidélisation personnelle.
- Le Système du Copier-Coller et la Double Fraude à la Représentation
Le clientélisme s’est organisé autour de deux mécanismes frauduleux :
- Fraude à la Subvention : Des prélèvements fantaisistes et non votés sur les subventions étaient réalisés pour s’acheter en catimini des machines d’imprimerie. Ces machines servaient ensuite à produire à bas coût les journaux de “copier-coller” des structures-écrans du clan.
- Fraude à la Représentation Externe : Lors de la constitution des commissions de répartition, le clan obtenait la majorité numérique en accueillant des organes de presse factices. Plus grave, le choix des délégués de l’Association pour siéger dans des organes stratégiques s’est fait en catimini, nommant des personnes qui n’étaient même pas membres de l’AGEPI.
III. Le Profil du Nouveau Président : La Réponse par la Preuve
L’attaque de l’ancienne Présidente est totalement invalidée par les faits concernant le nouveau leadership.
- Légitimité de L’Aigle Infos : Le statut de l’organe de presse du nouveau Président, L’Aigle Infos, n’est pas à prouver. La Haute Autorité de la Communication (HAC) a visité ses locaux et recensé ses journalistes pour la carte de presse. La conclusion de la HAC sur le professionnalisme des organes recensés est connue de tous.
- Expertise Inébranlable : M. Diakité est un professionnel aguerri : Comptable de profession (premier au concours de la BCRG), pionnier de la presse (Directeur Administratif, Financier, Commercial, Comptable et Distributeur au Groupe L’Indépendant).
- Rigueur et Cadre Formateur : Son passage à l’Hôtel Camayenne (Groupe SABENA), où il fut promu à la direction des finances, est marqué par la rigueur et l’ouverture internationale. Il est à noter que M. Diakité y a même supervisé l’accueil et la formation de trois jeunes stagiaires belges dans sa section, preuve qu’il était un cadre formateur et non un simple exécutant.
- Rigueur comme Marque de Fabrique : Il est le fruit d’une triple rigueur : celle de ses maîtres à l’Hôtel Camayenne, celle de M. Aboubacar Sylla à L’Indépendant, et sa propre discipline inébranlable.
Conclusion : L’Urgence de la Rigueur
Le nouveau Bureau Exécutif est dirigé par un homme qui a prouvé sa compétence, son adaptabilité et sa réussite dans les secteurs les plus exigeants de l’économie guinéenne.
Le temps des communiqués stériles est fini. La balle est désormais dans le camp des autorités (HAC, Justice). Elles doivent exiger la publication des comptes et soutenir l’audit financier complet promis par le nouveau Bureau. L’AGEPI ne doit plus être un outil de manipulation ; elle doit être le symbole de la crédibilité et de la rigueur que la Transition exige de toutes les institutions guinéennes.
L’AGEPI sera désormais gérée avec cette même rigueur et cette même exigence de résultat.
