Accueil A la une AGEPI : La Fin d’une Mascarade (Par Kèfina Diakité)

AGEPI : La Fin d’une Mascarade (Par Kèfina Diakité)

Conakry, le 30 novembre 2025

La presse guinéenne vit une semaine de vérité. L’Assemblée Générale Extraordinaire du 29 novembre 2025, qui a mis fin au mandat expiré du Bureau Exécutif de l’AGEPI, était une décision inévitable face au mépris des Statuts et à la dérive clientéliste de l’ancienne équipe.

Le communiqué de l’ancienne Présidente, rempli d’une indignation qui sonne faux, n’est qu’un dernier baroud d’honneur. Au lieu de répondre aux accusations de mauvaise gestion, elle préfère s’attaquer à la légitimité des membres et au parcours professionnel du nouveau Président, M. Mamadou Aliou Diakité.

Le Démantèlement d’une Légitimité Factice

L’argument selon lequel l’AGEPI n’a pas tenu son congrès à la Maison de la Presse est secondaire. L’essentiel est que l’ancienne équipe a laissé le mandat expirer, créant un vide juridique. L’Assemblée Générale des membres, organe souverain, a agi pour rétablir l’ordre. Le choix du lieu importe peu face à l’impératif de la légalité.

En cherchant à fixer unilatéralement un congrès au 16 janvier 2026, l’ancien Bureau tente de s’arroger un pouvoir qu’il n’a plus. Cette manœuvre est une tentative désespérée de légitimer l’illégitime.

L’Affaire du “Distributeur” : Quand le Mépris Révèle l’Imposture

L’attaque la plus révélatrice de l’ancienne direction réside dans le mépris affiché pour la profession de distributeur de journaux. Qualifié de “non-professionnel”, le nouveau Président, M. Mamadou Aliou Diakité, est pourtant un pionnier :

  • Expertise : Il a géré simultanément les fonctions de Directeur Administratif, Financier, Commercial, Comptable et Distributeur au sein du prestigieux Groupe L’Indépendant, sous la rigueur de M. Aboubacar Sylla. Ce parcours prouve la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur de la presse.
  • Résilience : En 1999, lorsque le Groupe L’Indépendant était persécuté, il était le seul vendeur et distributeur à maintenir les journaux en kiosque. Mépriser la distribution, c’est mépriser l’économie réelle de la presse écrite.
  • Mentorats : Quant aux compétences éditoriales, elles ont été aiguisées par des icônes comme Gassim Magassouba et Aliou Baldé (Fabio), des journalistes qui honoraient notre profession.

Dénoncer le Journalisme par Procuration

Le véritable débat n’est pas celui de la carte de presse, mais celui de la moralité de la gestion :

  • Contraste avec Patronne de rattrapage : L’ancienne Présidente se contente de la reproduction d’articles (copier-coller) pour déposer ses justificatifs à la HAC. Son journalisme n’est plus qu’une façade depuis le retrait d’un éminent journaliste impeccable que tout le monde connaît.
  • Le Côté Obscur : Le bilan de la gestion passée révèle que :
    • L’opacité règne sur les fonds des campagnes nationales (PN-RAVEC).
    • L’ancienne équipe n’a jamais expliqué le rejet d’un chèque de 100 millions GNF destiné à la presse écrite.
    • Les subventions du Chef de l’État ont été utilisées pour un clientélisme ethnique et personnel au lieu de renforcer la corporation.

Le journalisme ne se résume pas à faire du copier-coller pour déposer le minimum légal de copies à la HAC. Or, c’est ce que l’ancienne gestion a encouragé en favorisant les structures fantoches au détriment des vrais organes de presse.

La Voie de l’Avenir

L’élection d’un nouveau Bureau est un signal fort envoyé aux autorités et aux partenaires : l’AGEPI veut la transparence.

Plutôt que de s’enliser dans une guerre de communiqués, le nouveau Bureau Exécutif fait preuve de sagesse en se concentrant sur les faits. La voie à suivre est claire : lancer un audit financier complet, assainir la liste des membres, et rétablir des critères de répartition des subventions basés sur le mérite professionnel et l’équité, et non plus sur la fidélité personnelle.

C’est uniquement par la rigueur et l’honnêteté que l’AGEPI retrouvera la crédibilité perdue et la dignité de ses membres. Le temps des manœuvres est révolu. C’est celui du travail qui commence.

Focus sur l’Origine de la Crise

La crise de l’AGEPI trouve son origine dans la commission de répartition de la subvention en 2022, dont M. Mamadou Aliou Diakité était le Président. C’est la réussite de cette commission qui a permis à l’ancienne Présidente de s’y infiltrer, de s’en servir comme tremplin pour briguer la présidence de l’AGEPI et de s’y installer. La suite, empreinte d’opacité et de clientélisme, est malheureusement connue.

L’ancienne Présidente cherche à enfermer M. Diakité dans un rôle unique pour minimiser son expérience, mais il est de notoriété publique que le nouveau Président est, à l’origine, un Comptable de profession dont le parcours est un modèle de compétence, de rigueur et d’ascension sociale par le mérite.

L’excellence de M. Diakité ne se limite pas à la presse :

  • Preuve de Compétence Élite : Après avoir postulé pour des postes de comptabilité à la BCRG (Banque Centrale de la République de Guinée) et au prestigieux Hôtel Camayenne (Groupe SABENA), il a décroché les deux postes simultanément, sortant premier du concours de la BCRG devant des centaines de jeunes diplômés venus de toute la Guinée.
  • Rigueur et Humilité : Ayant choisi HOTCAM (Groupe SABENA) pour son potentiel de formation et d’évolution, M. Diakité a fait preuve d’une humilité et d’une rigueur rares. Lorsque le Directeur Général lui proposa, pour des raisons d’équipe, de commencer par un poste dans le service des étages (valet de chambre), il accepta sans hésiter.
  • Ascension Fulgurante : Cette rigueur a rapidement porté ses fruits. En quelques mois, il fut nommé meilleur employé du mois, puis de l’année. Son parcours fut marqué par une série de promotions rapides et méritées : Assistant du Directeur du Personnel, Contrôleur de la Restauration, Assistant du DGA, et contrôleur du coffre-fort de l’hôtel.
  • Excellence Permanente : Ces promotions étaient systématiquement accompagnées de formations, et à chaque session, M. Diakité terminait premier. Ses patrons (notamment M. Luc Armand Verschelden & André Deblandre) le félicitaient et le récompensaient régulièrement, signe d’une rigoureuse excellence.
  1. Mamadou Aliou Diakité est le fruit d’une éducation austère et d’unetriple rigueur: celle de ses maîtres à l’Hôtel Camayenne (Groupe SABENA), celle de M. Aboubacar Sylla au Groupe L’Indépendant, et sa propre discipline inébranlable.

Le Bureau Exécutif de l’AGEPI n’est donc pas dirigé par un amateur, mais par un professionnel aguerri, qui a prouvé sa compétence, son adaptabilité et sa réussite dans les secteurs les plus exigeants de l’économie guinéenne.

L’AGEPI sera désormais gérée avec cette même rigueur et cette même exigence de résultat.

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