Le Bloc Libéral (BL), le parti politique fondé par Dr Faya Millimouno, a tenu son 3ᵉ congrès les 25 et 26 octobre 2025 à Conakry, sous le slogan « Oser la rupture pour une nouvelle Guinée ». A l’arrivée, c’est Oumar Sanoh, jusque-là 3ᵉ vice-président chargé de l’implantation et de l’adhésion, qui a été élu président du parti, en remplacement de son fondateur.
Dans son intervention de circonstance à l’ouverture du congrès, Dr Faya Lansana Millimouno, a déclaré : «Douze ans après, le Bloc Libéral est solidement implanté sur l’ensemble du territoire national et à travers le monde. Nous comptons aujourd’hui 20 coordinations à travers le pays, 72 fédérations, 255 sections et 1 548 conseils de base ancrés au cœur des communautés guinéennes. Je peux affirmer sans exagération que peu de partis politiques en Guinée peuvent se prévaloir d’une telle présence aussi effective. Nous connaissons notre pays, non pas à travers des rapports ou des livres, mais par la réalité elle-même vécue par les populations »
Et d’ajouter : «Avec le Bloc Libéral, si on investit 1 franc en Basse-Côte, on investira 1 franc en Haute-Guinée, on investira 1 franc au Fouta, on investira 1 franc en région forestière. C’est ce qu’on appelle l’équité dans les investissements publics. Ce qui n’a jamais été le cas dans notre pays. Et la promotion du dialogue entre toutes les composantes de la nation avec une réforme profonde de notre système judiciaire actuel, compromis par son non-indépendance et sa collusion avec l’État. Avec le Bloc Libéral, les magistrats ne viendront pas s’excuser auprès du peuple de Guinée d’avoir pris des décisions sous pression. Parce que nous garantirons l’indépendance de la justice. Il n’y a pas de démocratie, il n’y a pas d’État de droit lorsqu’on manipule la justice comme c’est le cas encore aujourd’hui… »
Dr Faya Millimouno, le désormais ancien président du Bloc libéral a jeté un discrédit sur la qualité des infrastructures et des services essentiels, en mettant un accent particulier sur les routes. « Quand on parle de routes de qualité, il faut s’arrêter là-dessus pour dire qu’on ne fait pas la construction des infrastructures dans un esprit politicien. Quand on le fait parce qu’on cherche des voix, eh bien la pluie vient vous démentir. Il suffit de passer dans certains quartiers de Conakry aujourd’hui, vous allez vous poser la question si la route sur laquelle je suis, qui a déjà des trous un peu partout, a été construite durant les années d’Alpha Condé ou alors durant le CNRD. Ça, c’est des constructions qui ont été faites dans un esprit politicien. On ne fait pas de développement dans cet esprit-là. Le BL montre au Guinéen qu’il est possible de construire une route qui peut durer 20 ans », a-t-il relevé.
« Notre président sortant, que je suis, restera présent. Pour ceux qui devaient s’en douter, le fait que je ne sois pas le président du Bloc Libéral le lundi matin ne veut pas dire que je ne serai pas ici au siège. Je serai toujours là. Je serai toujours avec vous dans la fédération, dans la section, dans le conseil de base», a-t-il conclu.
Kèfina Diakité
