Ousmane Gaoual Diallo, le ministre porte-parole du Gouvernement, a animé lundi 1er septembre 2025 une conférence de presse à Conakry. Une occasion qu’il a mise à profit pour se prononcer entre autres sur la sortie de Taliby Dabo sur la disparition de Foniké Menguè et Cie et la suspension de l’UFDG par le MATD.
A propos des récentes déclarations de Taliby Dabo sur les disparition de Foniké Menguè et Cie, l’actuel ministre des Transports et de l’Economie maritime a martelé ceci : « J’aurais été à la place de cette société civile ou membres de la famille, j’aurais porté plainte contre lui. Vous voulez demander que la justice lui demande des motifs ? Ils n’ont qu’à porter plainte. Ils verront que sur la base de cette plainte, la justice va agir. Le problème qu’on a, c’est que les gens vont se lever pour dire que la société civile demande à ce que le Monsieur soit poursuivi. (…). Si sa déclaration me choque, je dépose une plainte. Si elle m’inquiète, je dépose une plainte. Mais si personne ne se plaint, vous voulez qu’on fasse quoi ? Que le procureur s’autosaisisse ? Sur la base de quoi ? Pour dire qu’il a fait une déclaration, il a dit ça, il faut s’auto-saisir et le poursuivre (…). Ceux qui se sentent concernés par cette déclaration de ce Monsieur, qu’ils saisissent la justice. Comme ça, il n’y aura pas de soucis d’aller le questionner. C’est très important. Après, il pourra peut-être dire ce qu’il sait. Mais il faut faire une plainte régulière. Que cette société civile se mobilise pour ça, qu’elle fasse une plainte, elle peut le faire… »
Ousmane Gaoual Diallo est également revenu sur la suspension de l’UFDG en ces termes : « Pourquoi l’UFDG est suspendue ? Il y a plusieurs choses qui sont reprochées au parti. La première chose, c’est n’avoir pas la liste des membres de la direction nationale. Moi, je vous invite, comme vous êtes les médias, de demander à un parti de publier la liste. Parce que nous sommes une direction nationale, elle n’est pas cachée. Demandez de la publier, elle n’existe pas. Le deuxième, c’est les comptes financiers du parti qui n’étaient ni opérationnels ni fonctionnels. Le troisième, on a déposé un document qui indique qu’en 2020, on a fait une convention au cours de laquelle on s’est accordé pour prolonger tous les mandats du parti. La convention n’existe pas à l’UFDG. Il y a ce qu’on appelle le conseil national qui regroupe 1 000 personnes. Je ne sais pas si nous, on est capable de regrouper 1 000 personnes à Conakry sans qu’il y ait au moins la une pour faire ça c’était un faux document. Et après, il y a l’absence de congrès qui est lié à plusieurs facteurs, notamment une procédure judiciaire que nous avons ».
Kaba Kankoula
