C’est avec une profonde tristesse que l’on a appris, le vendredi 15 août, le décès à Tunis, de Daouda Taban Sylla, journaliste reporter d’images (JRI), à la télévision nationale (RTG), des suites de maladie. A cette triste occasion, ses collègues de la RTG Koloma ont fait à chaud des témoignages pathétiques sur lui.
« J’étais à la maison quand on m’a appelé pour que je confirme la nouvelle, mais je ne l’avais pas. J’ai dû appeler la grande maison ici pour qu’on me certifie qu’il était décédé. J’étais très ému, des larmes ont coulé, et toute la famille était attristée. Récemment, le jeune Idrissa Cissé et moi, nous étions allés lui rendre visite. C’était notre dernier échange, sans le savoir. Il tenait à ce que j’aille le voir, il me disait : ‘’Viens me voir, viens me voir avant que je ne parte’’.
Idrissa devait y aller le soir, je lui ai dit d’aller avec lui. Nous avons échangé. Il avait le moral si haut, il était de bonne humeur et a parlé avec ses enfants. Sans le savoir, c’étaient quasiment ses derniers mots à ses enfants et à sa femme. Le soir, il est parti en Tunisie pour ses soins, et nous avons appris cet après-midi qu’il est décédé. Paix à son âme. Le souvenir que nous gardons de Taban, c’est qu’il était un professionnel, un passionné, un journaliste dans l’âme. Il était très fier, très ouvert et très dévoué. », a confié Fodé Camara de la télévision nationale.
Binta Dramé est du service infographie. Elle a témoigné en ces termes : « J’étais assise quand, subitement, nous avons appris le décès de Taban Sylla. Nous sommes franchement affligés. Taban Sylla était un jeune journaliste-reporter à la télévision nationale. Ce qui m’a beaucoup choquée, c’est que je ne l’avais même pas appelé pour lui demander si sa santé s’améliorait. »
Quant à Abdoul Aziz Baldé, journaliste à la RTG, a dit que c’est avec un cœur très meurtri qu’il a appris la mort de Taban Sylla. « C’était un frère très respectueux et aimé de tout le monde. La RTG est une maison de joie, mais en y entrant aujourd’hui, on comprend qu’elle a perdu quelqu’un de très cher. Nous avons perdu un grand travailleur qui aimait beaucoup son métier. », fera-t-il savoir.
Pour sa part, Yaya Sylla, journaliste-reporter à la télévision nationale, a fait ce témoignage : « Après leur séjour au camp, une semaine après, il nous a appelés pour dire qu’il partait au village parce qu’il avait des maux de ventre. Pour nous, ce n’était pas quelque chose de grave. Il est revenu deux ou trois jours après pour faire des consultations dans les hôpitaux. Il est allé à l’hôpital sino-guinéen pour ses soins, puis à Donka. Ce qui nous a beaucoup surpris, c’est qu’il nous a informés que ça n’allait pas, malgré tous les examens qu’il avait passés. Il a donc cherché à se faire soigner à l’étranger. Des démarches ont été faites, je crois, avec la contribution de plusieurs personnalités que je ne connais pas. Ce matin, nous avons appris qu’il était parti en Tunisie. À notre grand étonnement, à 17 heures, un collègue est venu nous annoncer son décès. Cela nous a vraiment affectés. Je prie Dieu pour que son âme soit en paix et pour que sa famille bénéficie de la protection de Dieu. »
Kaba Kankoula










