Face à la crise de liquidité constatée ces derniers temps en Guinée, le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah, a annoncé une série de nouvelles mesures visant à endiguer le phénomène et à restaurer la confiance dans le circuit économique national. Une annonce faite le samedi 16 août 2025, dans un entretien accordé au site Africaguinee.com.

 « Nous avons écouté tous les acteurs, peu ou prou, qui auraient pu avoir un intérêt à ce stockage du franc Guinéen en dehors des circuits classiques », a relevé le Premier ministre Amadou Oury Bah.

Le locataire du palais de la Colombe a annoncé que des décisions concrètes ont été prises pour faire face à cette situation. C’est la demande faite notamment  aux services des impôts de ne plus recourir au processus d’ADT (Avis à Tiers Détenteur). Ce qui avait, selon les hommes d’affaires, contribué à leur réticence d’avoir leurs avoirs dans le secteur bancaire. De plus, certaines « commissions qui étaient prélevées au niveau de l’institution monétaire aussi ont été levées ».

Le chef du Gouvernement de transition a par ailleurs indiqué que la clé de la résolution de cette crise réside dans la restauration de la confiance entre tous les acteurs. « Il y a nécessité aujourd’hui de restaurer un climat de confiance, de prendre des mesures et de manière claire et nette de sécuriser les avoirs des personnes et des agents économiques dans les banques, dans le strict respect du secret bancaire, », a-t-il martelé, tout en fondant l’espoir que cette démarche parviendra à mettre fin à la psychose et à encourager la population et les entreprises à utiliser le système bancaire formel. Le bon fonctionnement de l’économie, on le sait pertinemment, passe par un secteur bancaire structuré, fort et par le respect des prérogatives de la Banque Centrale.

Parmi les mesures annoncées, il y a aussi la volonté du gouvernement de bannir le cash dans l’administration. A en croire le Premier ministre, cette initiative vise à accélérer la bancarisation de la population et des projets, et à moderniser les moyens de paiement. « Il faut que tout le monde soit bancarisé, que les projets soient bancarisés et pour qu’on puisse y avoir des moyens de paiement modernisés pour assurer l’efficacité de nos circuits économiques », confiera-t-il. Et d’ajouter : « La confiance reviendra lorsque, de part et d’autre, tout le monde sera en phase avec la nécessité absolue que le développement économique passe par un secteur bancaire structuré. »

Kèfina Diakité

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