Dans les conditions normales, l’ex-président de l’Assemblée nationale du régime Condé, Amadou Damaro Camara, devrait recouvrer sa liberté au mois de septembre prochain. Pour rappel, c’est avec le propriétaire des tours siamoises de Kakimbo, Cheng Jiin-Suey alias Kim, et l’ancien premier questeur de l’Assemblée nationale (Michel Kamano) qu’il a été poursuivi pour le détournement présumé de 15 milliards de francs guinéens destinés à la construction du nouveau siège du Parlement guinéen, à Koloma.
Le 2 décembre 2024, l’on s’en souvient, la chambre du jugement de la CRIEF a condamné les trois accusés comme suit: Amadou Damaro Camara à 4 ans de prison ; Kim à 1 an de prison assorti de sursis ; Michel Kamano à 5 ans de prison. Un jugement qui sera réformé le 22 mai 2025 par la chambre des appels. Kim a été renvoyé des fins de la poursuite pour les faits de corruption. Quant à Amadou Damaro Camara, il a été déclaré coupable de détournement de deniers publics et de corruption assimilée. Il a été condamné à 3 ans et 6 mois de prison, au paiement d’une amende de 5 millions de francs guinéens, et à 1 milliard de francs guinéens à titre de dommages et intérêts. La cour a également ordonné la mainlevée sur tous ses biens. Michel Kamano, absent du pays depuis plusieurs mois, a été condamné à 5 ans de prison, au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens, à 5 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts, à la confiscation de ses biens. Un mandat d’arrêt a été décerné contre lui.
Au regard de ce qui précède donc, Amadou Damaro Camara devrait sortir de prison en septembre prochain, pour le plus grand bonheur de ses avocats et de ses proches.
Kèfina Diakité










