Le contenu du projet de nouvelle constitution fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le pays du général Mamadi Doumbouya. C’est ce qui a certainement amené le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, à donner de nouveaux éclaircissements sur ce texte fondateur. Il explique que cette constitution vise à ancrer les aspirations de la société guinéenne dans ses réalités socioculturelles et historiques. « Nous avons mis en place des mécanismes pour garantir la stabilité et la durabilité de la constitution, c’est la notion du mandat. Si vous devez organiser trois élections en 15 ans, avec la nouvelle constitution, nous n’aurons que deux élections. Ça veut dire que nous économisons une élection et ça permet à l’équipe et aux dirigeants du pays de concevoir un programme de développement avec toute la cohérence et toutes les exigences programmatiques », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter : « Cette loi fondamentale prend en compte les vraies préoccupations du Guinéen, notamment l’éducation. Aujourd’hui, selon la nouvelle constitution, l’éducation est gratuite et obligatoire. Les enfants sont obligés d’être à l’école jusqu’à 17 ans. C’est-à-dire qu’avant 17 ans, vous ne pouvez pas sortir de l’école. Et l’éducation, la gratuité est affirmée dans la constitution. Deuxièmement, la couverture de la santé universelle. La Guinée est le premier pays (en Afrique) à inscrire dans sa constitution la couverture de la santé universelle comme une obligation constitutionnelle. La Guinée est un pays indépendant, mais nous avons comme langue officielle le français. Nous avons réglé aussi cette question. Désormais, le français et les langues nationales ont même valeur constitutionnelle. Et l’État a des obligations d’enseigner ces langues. Pour la première fois, notre constitution proclame la parité homme-femme. Et le seuil minimal acceptable par la constitution, c’est 30% au minimum de femmes au poste décisionnel électif. Ça, c’est une avancée extrêmement importante pour le pays. Mais la même constitution garantit la participation de la jeunesse à la vie de la nation. Donc, quand vous regardez, les préoccupations les plus importantes de la population guinéenne ont été prises en compte dans cette constitution parce que le peuple a été consulté, associé, et ses aspirations ont été prises en compte », ajoute Dr. Dansa Kourouma.
Kaba Kankoula
