Direction Comme il fallait s’y attendre la création de la Direction Générale des Élections (DGE) fait réagir énormément au sein des états-majors politiques du pays. C’est le ca par exemple du Bloc Libéral de Faya Millimouno, pour lequel cette nouvelle structure, placée sous la tutelle du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, représente un grave recul démocratique.
Il y voit une tentative du Conseil national du rassemblement pour le développement (CNRD) de verrouiller le processus électoral, au détriment de la transparence et de l’inclusivité.
Pour le Bloc libéral, contrairement à l’ancienne Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), critiquée mais pluraliste, la nouvelle DGE apparaît, comme un organe « strictement administratif », « nommé, contrôlé et orienté par l’exécutif ». « Il ne suffit pas de décréter l’autonomie financière d’une structure pour la rendre indépendante », fait remarquer le BL, rappelant que la crédibilité d’une élection repose avant tout sur la transparence, l’inclusion et la confiance des acteurs.
A en croire la direction du parti, le contexte rend cette décision d’autant plus préoccupante, en pleine période de transition politique, où la population attend des ruptures avec les pratiques du passé, le pouvoir militaire opte pour le recyclage de « méthodes contestées » et une « main mise renforcée » sur le processus électoral.
Le Bloc libéral met en garde contre les conséquences d’un tel choix : un scrutin non consensuel risquerait d’embraser un pays déjà marqué par des violences post-électorales répétées. C’est pourquoi, pour prévenir une nouvelle crise, le parti de Faya Millimouno appelle à la mise en place d’un organe électoral véritablement indépendant, avec une composition pluraliste, une transparence totale et une surveillance constante par des observateurs nationaux et internationaux, du début à la fin du processus.
Son chef de file président exige l’ouverture immédiate d’un dialogue politique inclusif et équitable, réunissant tous les acteurs opposition, société civile et pouvoir pour élaborer un cadre commun de sortie de crise et garantir la tenue d’élections libres, crédibles et pacifiques. Reste à savoir maintenant si ses préoccupations seront prises en compte.
Kaba Kankoula










