Le sujet continue de faire couler des flots d’encre et de salive dans le pays du général Mamadi Doumbouya : deux jours supplémentaires (lundi 9 et mardi 10 juin 2025) déclarés fériés, chômés et payés par le ministère du Travail et de la Fonction publique, après la fête de Tabaski. Une décision qui a fait réagir des acteurs politiques. C’est le cas par exemple de Marc Yombouno, membre du Bureau exécutif du RPG Arc-en-ciel (ancien parti au pouvoir).
« Un État est régi par des lois, des principes et des valeurs. Toute décision administrative doit avoir une base légale. Quand vous lisez bien le communiqué, il n’y a aucune référence. En réalité, c’est juste pour contenter ceux qui sont en fête, pour leur permettre de prolonger la célébration. C’est louable, mais encore faudrait-il que cela soit réglementaire », a martelé l’ancien ministre du Commerce d’Alpha Condé. Pour lui, cette mesure qui ne repose sur aucune base légale n’est pas un bon exemple.
« S’ils veulent qu’après chaque Tabaski on accorde trois ou quatre jours fériés, alors il faut légiférer. Il faut que cela ait une base légale. Pour toutes les autres fêtes, on se réfère à des textes. Mais dans ce communiqué, aucune référence légale n’est citée. C’est ce qui est inquiétant », a-t-il confié à nos confrères d’Africaguinee.com.
Parlant des pertes économiques en perspective, Marc Yombouno dira ceci : « Cela va entraîner des pertes chez ceux qui avaient des opérations ou des planifications en cours. De plus, on est à la veille du démarrage des examens nationaux. Ce qu’il faut craindre désormais, c’est que ces deux jours de congé affectent le calendrier des examens. D’ailleurs, le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle a déjà reporté les examens de sortie initialement prévus ce lundi au mardi. Ils seront donc encore obligés de les reprogrammer »
Kèfina Diakité










