Invité ce lundi 07 août 2023 dans l’émission Mirador de FIM FM, Dr Sékou Kouréissy Condé, le président du parti Alliance pour le Renouveau National (ARENA), s’est prononcé sur le coup d’Etat survenu le 26 juillet au Niger, qu’il condamne fermement, et a proposé quelques pistes pour mettre un terme à ces putschs à répétition dans l’espace CEDEAO (communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest). « La démocratie est déjà en danger en Afrique, parce que c’est un système qui n’est pas adapté à nos valeurs et à nos sociétés. Depuis 64 ans d’indépendance, le nombre des coups d’État et le sort des hauts cadres, prouvent que ça ne marche pas. Aujourd’hui, il faut aller vers un système parlementaire intégré pour changer celui présidentiel, parce que tous ces débats tournent autour d’une personne. Il est donc primordial à date, de recomposer la société en tenant compte de l’option et de la famille militaire. Il faut nécessairement gouverner avec eux, les intégrer, car on ne peut plus les mettre à l’écart. Il faut institutionnellement que l’armée soit une composante de prise de décisions. Les militaires sont formés dans les meilleures écoles, ils sont équipés, budgétisés et ne sont pas au front. Dans ce cas qu’est-ce qu’ils font, sinon que chercher le pouvoir. Les réflexions doivent donc nous amener à ne pas les exclure dans les instances de décisions, mais aussi dans les institutions », a fait savoir Dr Sékou Kouréissy Condé, dans l’émission Mirador de FIM FM.
A rappeler que la CEDEAO avait donné un ultimatum d’une semaine au général Tchiani et son équipe pour remettre le pouvoir au président démocratiquement élu du Niger, à savoir Mohamed Bazoum. Un ultimatum qui, on le sait, a expiré hier dimanche. Un autre sommet extraordinaire de l’organisation sous-régionale sur le Niger est annoncé pour le jeudi prochain à Abuja, au Nigeria.
Kèfina Diakité
